13 JUILLET 1793 : MARAT est assassiné

13 JUILLET 1793 : MARAT est assassiné

« Je les ferai guillotiner ! » hurle l'Ami du peuple, avant que Charlotte Corday ne mette un terme à la vie du plus controversé des révolutionnaires. Récit d'une journée meurtrière.

À l'aube

Une belle journée d'été s'annonce. Un peu avant le lever du soleil, une jeune femme se réveille, dans la chambre 7 de l'hôtel de la Providence, situé dans l'actuel Ier arrondissement de Paris, près de la place des Victoires. Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont, âgée de 24 ans et descendante directe du dramaturge Pierre Corneille, est arrivée de Caen deux jours plus tôt. Son voyage dans la capitale a un objectif précis : l'assassinat du député Jean-Paul Marat, qu'elle considère comme le monstre responsable des malheurs de la France. Sans doute aurait-elle aimé l'éliminer le 14 juillet, dans l'enceinte même de la Convention nationale, mais elle apprend que ledit monstre, malade, ne vient plus à la Convention depuis deux semaines. Qu'à cela ne tienne, elle ira l'éliminer chez lui.

La veille, le 12 juillet, Charlotte a rencontré le député girondin Lauze Duperret, espérant qu'il pourrait plaider la cause d'A ...

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