Albert Marquet, la griffe colorée d'un grand fauve

Albert Marquet, la griffe colorée d'un grand fauve

Ses vues de Paris et d'ailleurs reflètent les mutations du paysage urbain et de la société au tournant du XXe siècle. Jusqu'au 7 février, le musée Marmottan rend hommage à « notre Hokusai », comme le qualifiait Henri Matisse.

Fort en gueule, Albert Marquet (1875-1947) compense son physique disgracieux, son allure de gnome, par ses facéties et ses petites blagues. Brillant mais insaisissable, il ne travaille que lorsque l'humeur s'y prête. Il peut rester des journées entières sur son lit puis sortir, un carnet de croquis à la main, voulant saisir « tout ce qui bouge dehors ». Ou alors il se rend au cirque Médrano pour y dessiner des modèles singuliers. Marquet fait partie d'un des groupes d'avant-garde les plus importants du début du XXe siècle, de ceux qui modifièrent le cours de l'art. Mais il le fait à sa manière : avec un esprit d'indépendance.

La plupart de ses compositions mettent en scène des gens vaquant à leurs occupations dans un décor urbain aux lignes de fuite brossées avec vigueur.

Ses toiles témoignent d'une époque de grandes transformations. De 1852 à 1872, le baron Haussmann a percé vingt-six boulevards, érigé des centaines d'immeubles identiques, augmenté le ...

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