LIBERTINS, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

LIBERTINS, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

Ils étaient jeunes, beaux, riches et bien nés ; ils avaient 20 ans à la mort de Louis XV. Le duc de Lauzun, le comte et le vicomte de Ségur, le duc de Brissac, le comte de Narbonne, le comte de Vaudreuil et le chevalier de Boufflers ont aimé, guerroyé, festoyé, fréquenté les salons et les académies dans les quinze dernières années de l'Ancien Régime. À travers eux, Benedetta Craveri dépeint cette époque de « la douceur de vivre » (dixit Talleyrand). Libertins de moeurs, libéraux en idées, les gentilshommes dont elle retrace la vie attendent les réformes et les changements à venir. À tort : leurs destinées aristocratiques vont se fracasser contre la Révolution. Les uns émigrent, les autres subissent la prison ou l'échafaud. Les plaint-on ? Non, parce que l'auteur échoue à donner de la consistance à des personnalités dont la légèreté paraît le trait dominant. Passé 1789, la scène semble être devenue trop grande pour ces acteurs en habits brodés.

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