Colère des dieux, misère des hommes

Colère des dieux, misère des hommes

Un tremblement de terre : punition ou calamité naturelle ? Prudents, les Romains tentent d'apaiser les divinités, tout en étudiant rationnellement ces événements redoutables et redoutés.

Dans l'Antiquité gréco-latine, la catastrophe naturelle, c'est avant tout le séisme. Au travers des textes dont nous disposons, il est possible d'en dénombrer 40, en Grèce continentale et insulaire, entre 550 av. J.-C. et 550 apr. J.-C., dont 17 catastrophiques. Il y avait alors deux manières de les analyser, l'une dite « physiologiste », et l'autre religieuse - les deux, d'ailleurs, ne s'excluant pas.

Ainsi, quand en 490, au moment de l'invasion perse, et en 431, au début de la consternante guerre du Péloponnèse, la terre trembla dans l'île sacrée de Délos, les deux plus grands historiens grecs, Thucydide et Hérodote, virent là le plus funeste des présages. Pis encore : en 426, un séisme qui ébranla l'Eubée et la Locride dissuada les Spartiates d'attaquer Athènes. Il faut dire que l'épisode avait été spectaculaire, avec tremblement de terre et tsunami : « La mer se retira du rivage, puis provoqua un raz de marée [...] ; une portion du territoire fut engloutie par les eaux, ...

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