Deux questions à Thomas Vinterberg.

Deux questions à Thomas Vinterberg.

Quelles ont été vos sources de documentation ?

Nous sommes partis du livre sur le naufrage de Robert Moore. Robert Rodat, nommé aux Oscars pour Il faut sauver le soldat Ryan, s'est chargé de l'adaptation. Nous avons travaillé en collaboration avec David Russel et un consultant russe qui a servi sur des sous-marins comparables au Koursk. Dans le film, David Russel a affaire à l'amiral Gruzinsky, son homologue russe. C'est un personnage fictif. Nous n'avons pas voulu pointer du doigt la responsabilité des officiers russes, mais soulever le dilemme qu'ils ont affronté : accepter l'aide étrangère au détriment de la fierté nationale et des secrets militaires pour tenter de sauver 23 marins - ou pas.

Quels sont les éléments strictement historiques ?

Les secrets du Koursk reposent en mer de Barents. Personne ne sait exactement ce qui s'est passé. Mais l'examen des cadavres et les lettres retrouvées apportent des éléments de réponse. Le personnage principal (Matthias Schoenaerts) n'avait pas d'enfant. Dans le film, il est père d'un garçon, et sa femme est enceinte. J'ai tenté de dresser le portrait de ces hommes qui ont laissé 71 enfants derrière eux et d'évoquer leur exceptionnelle bravoure.

Propos recueillis par Yetty Hagendorf.

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