DOUBLE PEINE POUR LES FAMILLES DE FUSILLÉS

DOUBLE PEINE POUR LES FAMILLES DE FUSILLÉS

Dans l'immédiat après-guerre, le déshonneur subi par les soldats exécutés au peloton rejaillit sur leurs proches. Une forme d'opprobre insoutenable.

Ils ne sont pas morts comme les autres. À la douleur de perdre un être cher s'ajoutent l'opprobre et l'anathème patriotique. Désormais, ils sont le père du lâche, la femme du fusillé, le fils du déserteur. Les nouvelles vont vite dans le quartier ou le village, surtout quand le jugement du conseil de guerre est affiché sur les murs de la mairie, comme c'est le cas pour Désiré Maillet, condamné à mort par contumace pour désertion à l'ennemi, le 15 novembre 1917. Le journaliste Henri Bellamy témoigne : « Alors commença pour la malheureuse femme de Maillet un calvaire de toutes les heures : femme d'un déserteur ! La population fut féroce. Devant elle, toutes les portes se fermaient. » À forc ...

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