En économie, l'argent n'a pas d'odeur

En économie, l'argent n'a pas d'odeur

Des chefs d'entreprise établissent des relations commerciales étroites avec le vainqueur - qui régimente tout. Mais, à la Libération, l'épuration dans les milieux d'affaires va quelque peu décevoir...

Pillage et rançon sont les règles éternelles de la guerre. En 1940, les Allemands ne font pas exception. Dès le 26 août, Hermann Goering, délégué au plan de quatre ans, signe une ordonnance sur « l'exploitation systématique de l'économie des territoires occupés à l'Ouest au profit de l'économie de guerre allemande ». La France paiera. L'énorme indemnité d'occupation de 400 millions par jour n'est que la pointe émergée de l'iceberg. Les nouveaux dirigeants de la France, signataires de l'armistice, intègrent parfaitement cette logique de soumission. Le maréchal Pétain, Pierre Laval, l'amiral Darlan l'admettent comme une nécessité inéluctable. Au moins importe-t-il de l'atténuer par des contreparties. La défaite place l'économie française dans une situation difficile. Coupée du commerce international, elle perd ses marchés extérieurs et la plus grande partie de ses sources d'énergie. Son industrie, tournée depuis 1938 vers les productions militaires désormais interdite ...

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