Une histoire de la narine

Une histoire de la narine

Une enquête passionnante aux prolongements olfactifs insoupçonnés.

Savez-vous que le sens olfactif est le seul qui ne repose pas sur l'inné mais sur l'acquis ? C'est la raison pour laquelle le sentiment de dégoût ou de plaisir suscité par une odeur n'est pas génétiquement programmé et varie selon les époques et les lieux. Dans cette étude passionnante, aux prolongements insoupçonnés, Roger Muchembled explore ce corpus impalpable, et sa lecture donne le sentiment d'aborder un continent aussi riche que mystérieux. Cette plongée dans l'univers olfactif de la civilisation occidentale commence dans les villes et villages européens du passé. Un voyage putride - dont un lecteur issu de notre société aseptisée ne sort pas indemne - qui se poursuit par un décryptage éclairant du rapport au corps à travers les siècles. Ainsi, jusqu'à la seconde moitié du XVIIIe siècle, où l'on traite le mal par le mal : les mauvaises odeurs sont combattues par d'autres, encore plus pestilentielles. Une somme qui vous apprendra à avoir du nez.

La Civilisation des odeurs, de Robert Muchembled (Les Belles lettres, 340 p., 25,50 €).

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