FAUX ESPOIRS À HERCULANUM

FAUX ESPOIRS À HERCULANUM

Une lascive cité en bord de mer se réveille dans un monde chamboulé : les flots se retirent, la montagne voisine n'en finit pas d'exploser. Pour ses habitants, une course contre la montre - et la mort - s'engage.

Vers 10 heures du matin, en ce 24 août 79, à Herculanum, une riche cité balnéaire située sur le flanc ouest du Vésuve, les habitants se précipitent dans les rues pour assister, éberlués, à la fureur de la montagne, d'ordinaire si paisible. Le bouchon de lave qui obstruait le cratère vient d'exploser. Une colonne de fumée et de débris pyroclastiques s'élève à plusieurs kilomètres de hauteur dans l'air estival. Le vent, venant du nord-ouest, pousse les matériaux volcaniques vers les cités d'Oplontis, de Pompéi et de Stabies, où une pluie de cendres fines et de pierres ponces commence déjà à tomber.

Dans le ciel encore clair d'Herculanum, c'est à peine si quelques lambeaux de cendre volettent dans les jardins ou s'accrochent aux cheveux des curieux. Rien de très alarmant pour le moment. Certes, depuis quatre jours, des grondements et des secousses telluriques perturbaient la quiétude du quotidien, mais rien ne laissait présager l'imminence d'une catastrophe. En ...

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