GILLES DE RAIS, héros et salaud

GILLES DE RAIS, héros et salaud

Jeune chevalier, il connaît son heure de gloire en combattant aux côtés de Jeanne d'Arc. Mais, une fois sa guerre contre les Anglais terminée, il se retrouve accusé des plus infâmes agissements. Chronique d'une incroyable descente aux enfers.

Le 26 octobre 1440, au matin, une grande foule parcourt les rues de Nantes en procession, chantant et priant pour l'âme de Gilles de Rais, grand baron de Bretagne et maréchal de France, que l'on s'apprête à pendre et brûler en place publique. Convaincu d'avoir invoqué les démons, torturé, violé et tué des dizaines d'enfants, le monstre s'est cependant repenti et accepte de faire une mort édifiante. Bref, du beau spectacle !

La chute de Gilles de Rais est d'autant plus saisissante pour ses contemporains que sa carrière avait fort bien commencé. Né en 1404 ou 1405, il s'est retrouvé, par le hasard des héritages, à la tête d'un remarquable ensemble territorial, qui comprend, entre autres, la baronnie de Rais (aujourd'hui Retz, en Vendée), dépendant du duché de Bretagne, et de riches fiefs en Poitou et en Anjou. Au sommet de sa gloire, ces seigneuries lui rapportent environ 30 000 livres par an, ce qui en fait un seigneur de premier plan. Elles lui imposent aussi des choix délica ...

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