Jacques Jaujard, le sauveur du Louvre

Jacques Jaujard, le sauveur du Louvre

SI LES NAZIS N'ONT PU FAIRE MAIN BASSE SUR LES CHEFS-D'OEUVRE DU PLUS BEAU MUSÉE DU MONDE, C'EST GRÂCE À CET HOMME, DIRECTEUR DISCRET DES MUSÉES NATIONAUX ET HÉROS MÉCONNU D'UNE GUERRE MENÉE SUR LE FRONT DE L'ART.

Paris, le 23 juin 1940. Tandis qu'Adolf Hitler arpente le Trocadéro, son armée investit la capitale et ses administrations. Le déni, la peur, le mépris et la honte font détourner les têtes face aux envahisseurs, qui surnomment Paris « la ville sans regard ».

Au Louvre, le vendredi 16 août, Jacques Jaujard, 44 ans, fraîchement promu directeur des Musées nationaux, accueille le comte Franz Wolff-Metternich, président du Kunstschutz, commission de protection des oeuvres d'art de la Wehrmacht. Le vaincu, par honneur, ne tend pas la main au vainqueur. « Je suis heureux de saluer un haut fonctionnaire à son poste », souligne Wolff-Metternich. Jaujard n'y entend rien de flatteur. Les deux hommes se toisent ; dans une ville sans regard, se toiser, c'est déjà beaucoup. Jaujard a tout vu venir : disparu La Joconde, le Scribe accroupi et Les Noces de Cana... C'est dans un Louvre vide que se tient la rencontre. Plus rien... des oeuvres ...

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