Comédien pour le meilleur et pour le pire

Comédien pour le meilleur et pour le pire

Retrouvez chaque mois dans Historia, dans la rubrique Memento, le billet de Benjamin Brillaud, alias Nota Bene, vidéaste n° 1 des chaînes d’histoire sur le Web. Ce mois-ci, il se penche sur la condition des comédiens sous l'Ancien Régime, et en particulier, sous le règne de Louis XIV. Avec en prime, une vidéo sur les pratiques sexuelles, plutôt libérées, des comédiens.

Qui n’a jamais rêvé de jouer la comédie ? De nos jours, être comédien est souvent associé à la réussite, à la notoriété, au glamour et à tout ce que l’esprit humain fantasque peut imaginer. Et comme souvent, ces généralisations font plus d’un déçu au moment de monter sur les planches ou de passer devant la caméra. Au XVIIe siècle en revanche, la désillusion est moins palpable, car on sait très bien à quoi s’attendre. Les comédiens, dont le métier est de jouer un rôle, de faire semblant, bref, de mentir sur ce qu’ils sont aux yeux des autres, sont vus en ennemis par l’église catholique. Le mariage leur est interdit, ils ne peuvent pas recevoir l'extrême-onction ou faire baptiser leurs enfants, pire, ils n’ont pas le droit d’être enterré dans un cimetière. Au moment même où un comédien monte sur la scène, il est excommunié ! L’Église pesant encore très lourd dans la société de l’époque, on leur refuse ainsi le droit de se regrouper en corporation afin de défendre leurs droits et leur réputation est souvent tachée par de sombres histoires de dépravations en tout genre. En revanche si le comédien abandonne et répudie sa vocation, il retrouve tous ses droits. Pas rancunière l’Église ! Molière lui-même en fait d’ailleurs les frais car on refuse de lui donner les derniers sacrements. Seul l’intervention de Louis XIV permit à son corps de reposer dans un cimetière : transporté de nuit, sans cérémonie, pour ne pas provoquer de scandale. Une situation qui aurait sans doute fait rire le concerné, qui aimait plus que tout se livrer à la satire religieuse !

En kiosque

À ne pas manquer !

En kiosque


De Charlemagne à l'âge d'or du Moyen Âge, des Segadors de 1640 à la chute de Barcelone en 1714, du Diari Catalá au stade de Monjuïc, la rivalité entre Madrid et Barcelone ressemble à un clásico politique vieux de plusieurs siècles. Un dossier pour comprendre les enjeux de l'indépendantisme catalan.

Lettre d'information

Inscrivez-vous à notre newsletter