Zheng He, le dragon des océans

Zheng He, le dragon des océans

Retrouvez chaque mois dans Historia, dans la rubrique Memento, le billet de Benjamin Brillaud, alias Nota Bene, vidéaste n° 1 des chaînes d’histoire sur le Web. Ce mois-ci, il évoque le destin extraordinaire d'un eunuque musulman, l'amiral Zheng He. 

Si l’Occident a eu son lot d’explorateurs connus, Colomb, Gama, Magellan et bien d’autres, on évoque rarement leurs homologues venus d’Asie. La Chine, par exemple, a vu passer d’incroyables marins, repoussant les frontières maritimes et lançant de nombreuses expéditions pour tisser des liens diplomatiques et commerciaux. Au début du XVe siècle, Zheng He, qui bénéficie du titre cocasse de « Grand Eunuque aux trois joyaux », est nommé́ amiral de la flotte impériale. Choix étrange, quand on sait que le bougre n’a jamais posé le pied sur un bateau. Peu importe ! Zheng He sait mener des hommes et il n’aura aucun mal à diriger les 30 000 marins et la centaine de navires mis à sa disposition. Pendant vingt-huit ans, ce navigateur malgré lui mène sept expéditions, transporte plus de 300 messagers et neuf rois. Il tisse des liens avec l’île de Java et celle de Sumatra. Mais aussi avec le Siam, le Sri Lanka, l’Inde puis, encore plus loin, l’Iran, le Yémen, l’Arabie saoudite et tout le long de la côte africaine jusqu’à la Somalie en passant par le Kenya, d’où il se paie le luxe de rapporter une girafe ! L’amiral fait même un petit détour par La Mecque... La réputation de Zheng He est telle que certains historiens prétendent qu’il aurait découvert l’Australie et l’Amérique. Sans accorder de crédit à ces derniers, le palmarès de l’amiral, qui décède à 62 ans dans sa cabine, reste impressionnant et apportera à l’empire du Milieu un rayonnement commercial bien au-delà de ses espérances. Pas mal pour un type dont on ne parle jamais, non ?

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