LA DOUCEURDE VIVRE SOUS L'EMPIRE

LA DOUCEURDE VIVRE SOUS L'EMPIRE

Loin des images véhiculées par les péplums,les citoyens jouissent désormais d'une paix bien méritée, mais achetée par le renoncement à l'idéal républicain...

Sans nul doute, l'historien britannique Edward Gibbon (1737-1794), hormis un certain eurocentrisme, n'avait pas totalement tort quand il qualifia (dans sa monumentale Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain) l'Empire romain du IIe siècle comme « la période la plus heureuse et la plus productive de l'histoire de l'humanité » ; un qualificatif que l'on pourrait prolonger, avec quelques exceptions, au Ier siècle. Et pour cause : alors que la fin de la République fut caractérisée par une suite presque ininterrompue de guerres civiles dont ne pâtirent pas seulement les citoyens enrôlés dans les légions, mais aussi de nombreux civils partout en Méditerranée ainsi que l'économie, la prise de pouvoir d'Auguste marqua un tournant décisif.

Même Tacite (v. 55-v. 120), pourtant l'un des chroniqueurs les plus sombres de l'Empire, ne put cacher, dans ses Annales, les conséquences bénéfiques du changement de régime : « Après avoir sédui ...

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