LA LÉGENDE NOIRE D'UN « SAINT DIABLE »

LA LÉGENDE NOIRE D'UN « SAINT DIABLE »

D'aucuns ont vu en lui le quatrième cavalier de l'Apocalypse : la Mort sur son cheval blême. Pour l'incarner à l'écran, les réalisateurs ont choisi des « monstres sacrés » : Harry Baur, Pierre Brasseur, Gérard Depardieu. Des acteurs à la carrure impressionnante pour cet homme plutôt petit et mince, dont seuls le regard, « magnétique, hypnotique », et le toucher distillaient une force étonnante, tout intériorisée. Raspoutine, un nom dont la simple consonance annoncerait la couleur, s'il n'était déjà lourd de sens : raspoutnyi , en russe, c'est le « débauché »... Comme si depuis toujours était programmée la noirceur dont se nourrira la légende.

Un moujik parmi des millions d'autres, devenu incontournable pour l'Église russe, la société pétersbourgeoise, le tsar et son entourage, puis les bolcheviks. En 1905, Raspoutine apparaît aux yeux de tous comme un envoyé de la Providence. Grâce à lui, les évêques espèrent obtenir le rétablissement d'un patriarca ...

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