L'administration aux ordres

L'administration aux ordres

Les préfets, les juges, les professeurs, l'armée sont concernés. Tout comme la police, dirigée par un certain René Bousquet. Jugé quelque peu trop rétif par l'occupant, qui obtient son remplacement.

Plus de soixante ans après, il est difficile de comprendre ce que fut le sort de la France après la défaite de 1940. En vertu de la Convention de La Haye sur le droit de la guerre et de l'article 19 de la convention d'armistice du 22 juin 1940, l'administration et la police françaises ont obligation de collaborer avec les autorités d'occupation. Tel est le cadre légal d'une collaboration que le gouvernement français tente d'utiliser à son avantage dans l'espoir d'obtenir des contreparties à la loi de la guerre qui livre le vaincu au bon vouloir du vainqueur.

Jusqu'au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord du 8 novembre 1942, se maintient en zone Sud, en Afrique du Nord et dans l'empire, une France « libre » où s'exerce la souveraineté d'un État diminué, mais actif. Le tissu administratif couvre la totalité du territoire, sauf l'Alsace et la Moselle, annexées de fait. Mais un ministre venant de Vichy a parfois les plus grandes peines à franchir la lig ...

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