Le bug de l'Histoire

Le bug de l'Histoire

LES CRITÈRES. Il y en a deux. D'abord, la mise en danger de la discipline historique : toute démarche, émanant d'entités politiques ou culturelles, qui porte atteinte à la transmission de notre histoire, à l'indépendance des historiens, à l'essence même de la connaissance. Et la manipulation : toute forme de maltraitance de l'Histoire qui peut conduire à la réinventer, à la trahir, voire à l'effacer des esprits.

LE LAURÉAT. Dans la continuité de la campagne « Sauvons l'Histoire » lancée par Historia et parce que les faits nous semblent suffisamment graves, d'un point de vue civique, nous décernons le « Bug de l'Histoire 2012 » aux technocrates de l'Éducation nationale. Et ce pour deux raisons : la suppression de l'enseignement obligatoire de l'Histoire en Terminale scientifique et les coupes sombres effectuées dans les nouveaux programmes, faisant passer à la trappe des figures fondatrices de notre histoire.

En ces temps de crises et de repli identitaire, l'enseignement de l'Histoire doit délivrer les clés indispensables à la compréhension du monde, permettre le développement de l'esprit critique, donner des repères aux citoyens de demain pour qu'ils apprennent à mieux vivre ensemble. Priver les futurs bacheliers scientifiques de cours d'Histoire obligatoires - sous prétexte qu'ils engloutissent en classe de première un programme ogresque sur la guerre au XXe siècle - c'est ...

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