LE CIMIER, SUR UN CASQUE PERCHÉ

LE CIMIER, SUR UN CASQUE PERCHÉ

À partir des années 1350, le décor en volume placé au sommet du heaume, imaginé dès la fin du XIIe siècle, connaît un engouement sans précédent à l'origine d'un nouveau système de signes : le cimier. Puisant dans d'autres registres que le blason, ces signes brisent tous les tabous et arborent des figures hydrides, comme des animaux fabuleux, terrifiants, négligés ou réprouvés. Ces cimiers, fabriqués en cuir bouilli et toiles légères ou simplement imaginés par les peintres, sont portés au tournoi et dans les rituels chevaleresques, ou, plus souvent, simplement figurés sur les sceaux et les pages d'armoriaux. Ils dissimulent les traits du chevalier et lui prêtent un visage de substitution qui le sublime pratiquement et symboliquement en le parant des vertus de son « totem » ou en le rattachant aux autres chevaliers qui partagent le même cimier. Cygne, taureau ou dragon offrent ainsi aux princes et aux chevaliers d'Europe, mais aussi à de modestes bourgeois, qui n'hésitent pas à se par ...

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De Charlemagne à l'âge d'or du Moyen Âge, des Segadors de 1640 à la chute de Barcelone en 1714, du Diari Catalá au stade de Monjuïc, la rivalité entre Madrid et Barcelone ressemble à un clásico politique vieux de plusieurs siècles. Un dossier pour comprendre les enjeux de l'indépendantisme catalan.

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