LE CORTÈGE DES DAMES EN NOIR

LE CORTÈGE DES DAMES EN NOIR

Difficile de tomber le voile une fois qu'on l'a porté. Quant à celles qui parviennent à refaire leur vie, elles sont stigmatisées par les pères la morale.

« Un nombre incroyable de femmes en noir. » C'est ce que remarque le journaliste américain Ring Lardner lorsqu'il débarque en France en 1917. Le nombre de veuves s'élève à 600 000 et, pour elles, le deuil est très codifié dans la forme comme dans le temps : voile, voilette, gants, costume de grand deuil puis de demi-deuil, etc. Mais toutes ces traditions volent en éclats, car il faut bien continuer à travailler, et les rites semblent pulvérisés par la massification de la mort comme par l'absence de corps, qui empêche les cérémonies. Ces veuves font partie du paysage de l'après-guerre, elles colorent de noir les villes et les villages, mais sur leur histoire, au fond, on sait peu de chose. Longtemps, il n'y en a eu que pour les poilus. Les souffrances du front monopolisaient l'attention, celles de l'arrière étaient délaissées. Il a fallu attendre 2012 pour qu'une thèse d'histoire, celle de Peggy Bette (voir bibliographie p. 35) , soit soutenue sur ce sujet.

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De Charlemagne à l'âge d'or du Moyen Âge, des Segadors de 1640 à la chute de Barcelone en 1714, du Diari Catalá au stade de Monjuïc, la rivalité entre Madrid et Barcelone ressemble à un clásico politique vieux de plusieurs siècles. Un dossier pour comprendre les enjeux de l'indépendantisme catalan.

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