LE FRANÇAIS QUI ANNONÇA LA DÉFAITE

LE FRANÇAIS QUI ANNONÇA LA DÉFAITE

En poste à Berlin en 1938, le général Henri Didelet comprend rapidement les dangers de la nouvelle Wehrmacht et ne cesse d'alerter Paris. Mais sera-t-il écouté ?

En mai 1940, il ne faut qu'un mois aux troupes allemandes pour avoir raison des forces françaises et du corps expéditionnaire britannique. La défaite éclair des armées alliées paraît être aussi celle des services de renseignements, incapables d'avoir prévu l'attaque et la tactique de la Wehrmacht. Pourtant, tout cela avait été annoncé, sans susciter, chez les élites politiques et militaires, la réaction que l'on était en droit d'attendre.

L'histoire du général Didelet, attaché militaire d'ambassade à Berlin, illustre bien cette version moderne du mythe de Cassandre. En octobre 1938, le colonel Henri Didelet, alors âgé de 52 ans, est nommé à Berlin. Ses supérieurs voient en lui un officier doté des qualités intellectuelles et mondaines nécessaires à ce poste délicat. Outre leur travail de représentation auprès des autorités locales, les attachés militaires font partie du dispositif du renseignement français. Ils sont formés puis suivis par le 2e bureau de l'état-major de l'arm ...

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