Le scandale de Panamá signe l'arrêt de mort du président Carnot

Le scandale de Panamá signe l'arrêt de mort du président Carnot

Le canal n'a pas fini de faire des remous. Deux rapports méconnus éclaboussent l'Élysée. Et donnent, à l'époque, des idées aux anarchistes...

On l'appelait « le Grand-Français ». Ferdinand de Lesseps jouissait d'un immense prestige pour avoir ouvert le canal de Suez, en 1869. Certes, c'était sous le Second Empire, mais la République ne voulait pas être en reste, et ses autorités ne ménageaient pas leurs appuis au fondateur de la Compagnie universelle du canal interocéanique, qui s'attaquait cette fois à l'isthme centraméricain : « Le canal de Panamá s'achèvera comme s'est achevé le canal de Suez, pour l'honneur et le profit de notre grande et chère France ! » affirmait-il encore à ses actionnaires le 20 janvier 1888. L'année suivante, tout s'effondrait. La République allait trembler sur ses bases, et le canal attendre 1914 pour s'ouvrir, sous pavillon des États-Unis...

Au ministère de l'Intérieur, le dossier du « Grand-Français » porte d'abord sur ses visites triomphales dans les provinces, à partir de 1876, pour convaincre les petits épargnants de miser sur son projet grandiose. Aux perspectives de dividendes s'aj ...

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