LE SERPENT

LE SERPENT

Avec la pomme proposée à Ève, le reptile tombe sur un gros pépin : l'époque où l'on célébrait ses talents de guérisseur et son savoir s'achève. Désormais maître des légions infernales, il sera pourchassé sans relâche par les saints et les chevaliers chrétiens...

Qu'est-ce qu'un serpent, sinon un lézard qui a perdu ses pattes au cours de l'évolution ? Un être muet, au sang froid, souvent dangereux, sans aucun atome crochu avec l'homme. Et pourtant, cet animal a revêtu, dans toutes les cultures, l'une des plus fortes charges symboliques, magiques et religieuses qui se pût imaginer. Le serpent « qui se traîne » au sol (selon son étymologie latine) et se cache sous terre apparaît d'abord comme un être chtonien, qui entretient des rapports avec toutes les forces de l'inframonde. Il entre ainsi en contact avec les enfers et le pays des morts. Les signes serpentiformes peints ou sculptés à l'intérieur de monuments mégalithiques semblent bien se référer à un culte des morts dans lequel les serpents serviraient d'émissaires ou de passeurs pour l'au-delà. L'adoration du serpent s'avère en fait très ambiguë.

MALÉFIQUE ET BÉNÉFIQUE

Lié aux forces infernales, le serpent sert la vengeance, la folie et la mort. « Pour qui so ...

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