LE SINGE

LE SINGE

Notre ancêtre, notre semblable, mais aussi un miroir déformant... Les relations de l'homme et de son alter ego, tourmentées, rendent compte d'un cousinage difficile à assumer.

On aurait pu penser que la proximité anatomique entre l'homme et les grands singes, déjà constatée par Aristote et Pline, encouragerait les deux familles d'hominidés à plus de solidarité à travers l'Histoire. Pourtant, la Bible ignore ce mammifère, qui n'est cité qu'au titre de produit de luxe rapporté par le roi Salomon. Au Moyen Âge, ce cousinage est perçu comme une abomination. Comment l'homme, créé à l'image de Dieu, pourrait-il se retrouver dans cette créature imparfaite qui prétend lui ressembler mais cumule la laideur et l'impudeur, qui simule sa ressemblance à l'homme, le « singe », comme le précise le terme latin simius (« singe »), dérivé de similis (« semblable ») ?

Le singe devient à l'époque médiévale le miroir dans lequel l'homme contemple ce qu'il croit ne pas être, comme l'attestent les miniatures des marges qui s'ouvrent aux mirabilia, ces réalités merveilleuses, auxquels se rattachent les singes. Ceux-ci y pratiquent ce dont l'hom ...

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