LES DENTS DE LA MER

LES DENTS DE LA MER

Aussi attirant qu'inquiétant, le bleu sombre de l'infini océan stimule l'imagination des Anciens et des auteurs médiévaux, qui font cohabiter animaux marins et créatures fantastiques. Il faut attendre le XVIe siècle pour que l'esprit critique s'éveille.

Dès l'Antiquité, la mer et ses habitants font peur et fascinent tout à la fois. La mythologie, qui nourrit notamment Les Métamorphoses d'Ovide, entretient cette ambivalence. Plusieurs auteurs, comme Aristote et Pline, compilent les connaissances, souvent issues d'observations. Mais les chercheurs d'aujourd'hui, pour découvrir ce que savent les hommes de l'Antiquité sur les animaux marins, compulsent également d'autres sources. Saint Augustin nous apprend par exemple qu'un gros animal, qu'il nomme belua marina (« grosse bête de la mer »), s'est échoué sur les rivages de Carthage : la description qu'il en fait révèle qu'il s'agit d'une baleine. Les compilations de Pline et Aristote sont transmises au Moyen Âge, avec des oeuvres postérieures : le Physiologus (seconde moitié du IIe siècle), ancêtre des bestiaires médiévaux, et les Étymologies d'Isidore de Séville (560-636) ont une grande influence. Dans les écrits médiévaux sur les animaux, ce qui com ...

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