LES PRINCES FLAMBOYANTS

LES PRINCES FLAMBOYANTS

Au XVe siècle, Paris n'est plus que l'une des capitales de la France : les seigneurs capétiens, implantés dans les grands apanages du royaume, vivent dans la démesure et font de leur cour des foyers artistiques incomparables qui nous éblouissent encore.

Bien pâle est la cour de France au XVe siècle, alors que partout dans les provinces flamboient des princes exubérants. Aussi bien en Bretagne, en Provence, en Auvergne qu'en Bourgogne ou en Flandre, châteaux et églises sortent de terre pour abriter les fastes de ces cours princières.

Pourtant, pendant deux siècles, la cour capétienne a rayonné sur l'Europe occidentale. C'était à Paris que se faisaient les modes : le Louvre, la Sainte-Chapelle, Notre-Dame et l'abbaye de Saint-Denis donnaient des modèles. Mais la belle construction à la fois politique et idéologique se voit ébranlée au milieu du XIVe siècle avec les premiers désastres de la guerre de Cent Ans. Après l'écrasante défaite de Poitiers, le roi Jean se voit contraint de céder un tiers de son royaume aux Anglais ; et, comme si cela ne suffisait pas, il confie à ses fils plusieurs provinces : Louis reçoit le Maine et l'Anjou, Jean, le Berry et l'Auvergne, et Philippe, la Bourgogne. Il s'agit d'apanages, c'est-à-dire de ...

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