Les tartuferies du Grand Siècle

Les tartuferies du Grand Siècle

Pendant que la lieutenance de police, nouvellement créée, opère une répression féroce dans les bas-fonds de la société, les notables « consomment de la grisette » en toute impunité.

Jusqu'au XVIe siècle, la prostitution est jugée comme un mal nécessaire régularisant la violence sexuelle masculine et protégeant la femme honnête de pratiques jugées honteuses. Elle est contrôlée et souvent organisée par les institutions municipales et parfois même par des établissements religieux se réclamant de la tolérance prônée par saint Augustin. François Ier finance ainsi sur l'Épargne royale l'établissement de putains à la cour !

Tout change avec l'édit de 1560, qui interdit les maisons publiques. L'idée du péché de chair n'est pas nouvelle, mais la Réforme catholique et la christianisation plus profonde de la société font de l'amour vénal un péché mortel. Par ailleurs, les notables s'inquiètent d'une population urbaine croissante de pauvres et de marginaux. Quant à la monarchie, soucieuse d'unification, de centralisation et de santé publique - la « vérole » fait des ravages -, elle reprend le message de l'Église engageant les chrétiens à soumettre leur corps pour sa ...

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