Les tribulations d'un wagon

Les tribulations d'un wagon

Aménagée à l'intention de l'état-major français en 1914, la voiture-restaurant 2419 D sera le théâtre de deux armistices, instrument de propagande nazi, vedette muséale. Un témoin singulier de l'Histoire.

Visuel : La défaite française entérinée, le site de l'Oise est rasé et le wagon, transporté en Allemagne. Il y est exposé pour flatter l'orgueil national, d'abord devant la porte de Brandebourg où il se visite pour quelques marks.© DR

L'Histoire retient que l'armistice du 11 novembre 1918 a été signé dans la forêt de Rethondes, petite commune de l'Oise. C'est inexact ! Cet événement majeur s'est déroulé à quelques encablures de là, à Compiègne, dans un lieu coupé du reste du monde : une futaie, traversée de deux voies ferrées. Les trains des Alliés et des Allemands y sont stationnés à partir du 7 novembre. Les négociations se tiennent dans une voiture passée à la postérité, celle du maréchal Foch, qui va subir, dans les décennies qui suivent, les vicissitudes de l'Histoire... Tout commence en 1913. Deux séries de voitures-restaurants à 48 places sont commandées par la Compagnie internationale des wagons-lits. Celle-ci ne lésine pas sur le standing : hautes de quatre mètres et longues de 20 mètres, construites en teck sur un châssis en acier, matériaux nobles de rigueur, boiseries en acajou.

Objet de mémoire

Le 4 juin 1914, la voiture-restaurant 2419 D obtient son permis de circuler ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

En kiosque

En kiosque


De Charlemagne à l'âge d'or du Moyen Âge, des Segadors de 1640 à la chute de Barcelone en 1714, du Diari Catalá au stade de Monjuïc, la rivalité entre Madrid et Barcelone ressemble à un clásico politique vieux de plusieurs siècles. Un dossier pour comprendre les enjeux de l'indépendantisme catalan.

Lettre d'information

Inscrivez-vous à notre newsletter