L'INVITÉ DU SPÉCIAL : LAURENT HENNINGER

L'INVITÉ DU SPÉCIAL : LAURENT HENNINGER

Défaire l'ennemi au plus vite pour mieux lui imposer ses conditions, telle est l'obsession des nations jusqu'au début du XIXe siècle. Un art de l'estocade parfois vain, comme nous l'explique ce spécialiste de l'histoire de la guerre, chargé d'études à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire.

H. - QUELLE EST VOTRE DÉFINITION DE LA « BATAILLE DÉCISIVE » ?

L. H. - L'expression apparaît au XVIIIe siècle, mais l'idée est plus ancienne. La bataille décisive, c'est celle qui termine la guerre : le vaincu est obligé de se rendre aux conditions politiques du vainqueur. Si l'on suit la pensée de l'Américain Victor D. Hanson [Le Modèle occidental de la guerre, Les Belles Lettres], l'objectif de la bataille décisive est présent dans les cités grecques de la période classique : il s'agit alors de résoudre une querelle entre deux cités en une seule journée, de manière à éviter d'épuiser leurs ressources respectives dans de longues opérations d'escarmouches ou de guérilla. Au Siècle des lumières, la bataille décisive est le grand fantasme des théoriciens occidentaux de la stratégie.

H. - AU-DELÀ DES THÉORIES, COMMENT LE CONCEPT S'INSCRIT-IL DANS L'ÉVOLUTION DE L'ART DE LA GUERRE ?

L. H. - ...

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