Louis Nicolas Dubois, LE PRÉFET QUI RÊVAIT D'ÊTRE MINISTRE

Louis Nicolas Dubois, LE PRÉFET QUI RÊVAIT D'ÊTRE MINISTRE

Louis Nicolas a toute la confiance de Bonaparte... pour tenir à l'oeil Fouché, dont il convoite la place ! Même figure pâle, même regard voilé, les deux hommes se ressemblent. Un signe ?

Fouché a élevé au niveau du mythe la fonction policière : il est le créateur de la police moderne, doublé d'un génie politique. « Fouché, écrit Balzac, se réservait une grande partie des secrets qu'il surprenait et se ménageait sur les personnes un pouvoir supérieur à celui de Bonaparte. » « Le ministre de la Police est un homme qui doit se mêler de ce qui le regarde et surtout de ce qui ne le regarde pas », ajoutait Talleyrand. Fouché a éclipsé les autres policiers de son temps. Pourtant, le règne de Napoléon fut marqué par la multiplication des polices parallèles et leur rivalité. En réalité, Fouché n'eut qu'un rival, le préfet de police Louis Nicolas Dubois. À plusieurs reprises, il a été doublé par ce dernier, qui rêvait de le supplanter et de devenir à son tour ministre de la Police.

Né à Lille en 1758, fils d'un avocat, Dubois s'établit à Paris comme procureur au Châtelet à la veille de la Révolution. Après l'abolition de la vénalité des charges, il vivote dans diverse ...

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