Ou César, ou rien

Ou César, ou rien

HORS DE QUESTION, ici, de réhabiliter César Borgia. Le prince admiré de Machiavel, malgré ses indéniables talents d'homme politique, de diplomate et de tacticien, demeure un assassin, un condottiere sans foi ni loi, un être dépravé par l'intempérance et la gloire. Les scrupules ? Pour les autres. Les atermoiements ? Pas dans sa nature. L'humilité ? Le propre des faibles. Le fils du pape Alexandre VI charrie dans ses veines le sang d'une famille catalane anoblie, orgueilleuse et fière de son nom, hissée aux plus hautes sphères politiques à force d'intrigues et de trahisons. L'héritage est là, vibrant dans ses gènes. Reste la postérité. César, archevêque et cardinal à 17 ans, défroqué par nécessité, promu capitaine général de l'Église, se lance à l'assaut de la Romagne en 1499.

Au nom du père, le fils se taille la part du lion en Italie centrale aux dépens des petits seigneurs locaux. La soif du pouvoir guide ses pas ; la syphilis corrompt ses membres. Sa devise, Aut Cæsa ...

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