Pétain, au nom de Verdun

Pétain, au nom de Verdun

Après la débandade de juin 1940, armée et administration sombrent corps et âme. Qui pour sauver les meubles, sinon le héros de la « der des ders » ?

Nul homme providentiel n'existe sans une situation nationale dramatique où un peuple en désarroi se rallie à sa personne parée d'une image d'exceptionnelle et salvatrice énergie. En mai-juin 1940, la guerre contre l'Allemagne perdue, l'invasion déferle, les armées se disloquent, les administrations partent vers le sud, abandonnant sept millions de réfugiés mitraillés, affamés et désemparés. Les dirigeants se déchirent. Paul Reynaud, chef du gouvernement, qui veut partir pour l'Afrique du Nord, demande au généralissime Weygand de capituler.

Un passé glorieux, gage d'avenir heureux

Devant son refus, la division du Conseil des ministres, une visible absence de majorité, il démissionne pour ne pas demander l'armistice. Au président de la République, il répond que doit lui succéder le maréchal Pétain. Celui-ci est déjà vice-président du Conseil depuis que le 18 mai Reynaud a introduit au gouvernement le héros de Verdun dans l'espoir de revivifier les éner ...

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