Historia mensuel n° 858 daté juin 2018 - Marie-Antoinette était-elle coupable ? / Opium, l'histoire secrète

Marie-Antoinette était-elle coupable ?

Agent de l’étranger ou victime d’un complot révolutionnaire ? Depuis deux siècles, on s’interroge sur la culpabilité de la reine. Dans son prochain ouvrage, dont Historia vous livre des extraits, Jean-François Kahn la condamne. À tort, selon d’autres historiens, dont Évelyne Lever, qui se montrent plus nuancés à l’égard des fautes supposées de « l’Autrichienne ».
À lire également dans ce numéro, un dossier consacré à l’Opium et à la grande histoire d’un empoissonnement planétaire et un récit sur la rivalité qui oppose deux grandes cités de l'antique Narbonnaise, fondées sous la Rome impériale, Nîmes et Arles, dans la célébration de leur passé antique.

Pour Jean-François Kahn, auteur du livre M la maudite, la lettre qui permet de tout dire, à paraître chez Tallandier à la rentrée, la culpabilité de la reine qu’il accuse de tous les maux, ne fait aucun doute. Il y a même eu, selon lui, double jeu, menteries et surtout, haute trahison. Face à lui, l’historienne Évelyne Lever, spécialiste du sujet et auteur d’une biographie de référence (Fayard), livre un point de vue opposé et les historiens Olivier Coquard et Joël Félix apportent leurs propres analyses, très éclairantes, sur sa personnalité, son supposé rôle politique, et le contexte révolutionnaire.

Au sommaire de ce numéro

♦ un dossier édifiant consacré à l’Opium et à ses dérivés. signé de Philippe Chassaigne, Rafaël Pic et Hugues Demeude. Une plongée sordide dans la grande histoire d’un trafic très lucratif, responsable de l’ empoisonnement planétaire frappant de nos jours 50 millions de personnes. Il rappelle notamment que, contrairement à une idée reçue, l’opiomanie n’est donc pas une spécialité d’Extrême-Orient découverte par les Occidentaux au moment de la colonisation. Utilisé dès l’Antiquité des Sumériens et des Grecs pour ses vertus médicinales, l’opium, considéré de tous temps à la fois comme un poison et un remède, fait partie de la pharmacopée asiatique avant l’arrivée des Occidentaux. Il semble que la pratique consistant à le fumer ait été introduite par les marchands arabes via la route de la soie. Les Occidentaux le découvrent aussi entre le XVIIe et le XXe siècle sous forme de laudanum, le « vin d’opium » consommée sous forme de gouttes.  L’empire du Milieu n’est donc pas le berceau de l’opium, mais va devenir, à partir du XVIIIe siècle son principal débouché commercial. La responsabilité en revient lorsque aux marchands de la Compagnie des Indes orientales qui vont y vendre leur « opium européen » cultivé en Inde.   

Des récits

Le roi n’est pas mort, vive le roi ! par Franck Ferrand qui imagine ce qui ce serait passé si Louis XIV, tombé gravement malade en 1658, était mort à vingt ans.

La folle bataille du château d’Itter par Éric Tréguier qui raconte un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale.

• La genèse des 24h du Mans. Gérard de Cortanze, petit-neveu du vainqueur de 1938, raconte comment est née la course automobile mythique dont la première édition se déroule en 1923.

Nîmes-Arles, les championnes de la romanité. Guillemette Hervé évoque la rivalité qui oppose aujourd’hui ces deux cités, créées sous la Rome impériale dans la célébration de ce passé antique.

Et aussi,

♦ la rubrique Memento, avec une suite au dossier consacré aux témoignages de soldats pendant la Guerre d’Algérie (Historia n° 856) avec la publication d’un choix de lettres de lecteurs adressées à la rédaction.

les chroniques

d’Emmanuel de Waresquiel qui se livre à une intéressante introspection sur son approche du monde turc à la lumière de l’image véhiculée par la fiction mais aussi par la réalité.
« En Turquie, la religion est revenue très vite se loger au coeur même de l’État. Il est curieux de constater que ce retour du religieux dans les années 1950 correspond paradoxalement à l’ancrage de la Turquie dans le système de défense occidental et à son entrée dans l’Otan, en 1952. » écrit-il. À méditer.

et Guillaume Malaurie rendant hommage au champion cycliste italien et résistant Gino Bartali qui a intégré post-mortem le mémorial des Justes de Yad Vashem.

♦ les pages culturelles Guide, avec une sélection des expositions, films, dvd, jeux vidéos, livres à ne pas manquer.
Avec, ce mois-ci, une interview exclusive de l'écrivain et journaliste américain Douglas Preston, auteur de La Cité perdue du dieu singe, de passage à Paris ce printemps.

Version Numérique
HTA858N
Historia mensuel n° 858 daté juin 2018 - Marie-Antoinette était-elle coupable ? / Opium, l'histoire secrètes, Flipbook en ligne
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Version Papier
HTA858
Historia mensuel n° 858 daté juin 2018 - Marie-Antoinette était-elle coupable ? / Opium, l'histoire secrète, édition papier
5,70 EUR - Hors frais de port

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