Porter au pinacle

Porter au pinacle

Aussi bien en architecture que dans l'échelle sociale, c'est tutoyer les plus hauts sommets. Et susciter l'admiration.

ORIGINE

Porter quelqu'un au pinacle, c'est le couvrir d'éloges, l'encenser. Cette expression imagée, qui exprime l'admiration, découle du vocabulaire architectural antique, car le terme latin pinnaculum désigne la partie la plus élevée d'un édifice, le faîte d'un temple. Le pinacle sert à soutenir les arcs pour en équilibrer les forces tout en étant un couronnement ouvragé à fonction décorative. Cet ornement, qui rappelle l'espace du fronton, est aussi, sous la République romaine, un honneur ostentatoire accordé par le sénat à un personnage privé. Selon l'historien romain Suétone, César réussit à se faire octroyer ce privilège qui distingue sa maison et le place au-dessus du commun des mortels. Le pinacle semble d'ailleurs incarner, plus symboliquement, la place démesurée qu'occupe César dans la cité, car on rapporte que Calpurnia, sa femme, fait la veille de son assassinat un songe prémonitoire dans lequel il s'effondre. Or, César ...

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