QUAND LA CITÉ DANSE SUR UN VOLCAN

QUAND LA CITÉ DANSE SUR UN VOLCAN

Romanisée mais pétrie de culture grecque, Pompéi ne cesse de croître et de s'embellir avant la grande catastrophe. Fin de l'histoire ? Non, car, près de vingt siècles plus tard, l'Europe lui redonne vie.

En cet été 79, rien ne peut laisser croire à la colonia Cornelia Veneria Pompeianorum qu'elle court le moindre danger. Pourquoi la paisible bourgade campanienne d'une vingtaine de milliers d'habitants, construite en bordure de l'élégant golfe de Naples, se ferait-elle du souci ? Quelle menace à craindre d'un voisin massif mais inoffensif, ce Vésuve muet depuis des lustres ? Pourquoi donc ne profiterait-elle pas de son honnête aisance, avec son florissant artisanat, son abondante production viticole et tous les équipements de loisir (théâtre, odéon, amphithéâtre...) dont disposent ses habitants ?

Son site est idéal : elle occupe, sur 66 hectares, une éminence volcanique d'une trentaine de mètres de hauteur, au-dessus d'une plaine dont les géographes contemporains célèbrent, tel Strabon sous Auguste, la fertilité. Tout près coule le Sarno, un fleuve navigable, doté d'une embouchure aux dimensions portuaires, et qui draine les ressources du fertile arri ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

En kiosque

En kiosque

À ne pas manquer !

Lettre d'information

Inscrivez-vous à notre newsletter