QUAND LA VIE D'AVANT VOLE EN ÉCLATS

QUAND LA VIE D'AVANT VOLE EN ÉCLATS

Le retour du soldat est un moment de joie. Mais parfois les retrouvailles ne se passent pas aussi bien que prévu, et le couple se met à tanguer.

En effet, ceux qui sont revenus ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux qui sont partis quatre ans plus tôt. Marqués durablement dans leur chair et dans leur âme, ces hommes devenus des professionnels de la guerre doivent se réhabituer à vivre. À vivre à deux surtout : « Je leur ai donné un mouton, ils m'ont rendu un lion », se plaint une épouse qui ne reconnaît plus son mari après quatre ans de guerre. L'écrivain Paul Géraldy lui répond : « Quand je suis revenu, je n'ai pas reconnu les yeux de ma femme. » Car celles qui sont restées ne sont plus les mêmes non plus. La place des uns et des autres doit donc se renégocier.

En novembre 1918, à la veille du retour de son mari, une épouse écrit au journal La Femme de France pour exposer le drame né de la guerre et de la longue séparation : « J'ai appris à vivre, à penser par moi-même. J'ai organisé mon existence selon mes goûts, qui, je le vois bien maintenant, ne sont pas toujours ceux de mon mari. Je me suis créé d ...

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De Charlemagne à l'âge d'or du Moyen Âge, des Segadors de 1640 à la chute de Barcelone en 1714, du Diari Catalá au stade de Monjuïc, la rivalité entre Madrid et Barcelone ressemble à un clásico politique vieux de plusieurs siècles. Un dossier pour comprendre les enjeux de l'indépendantisme catalan.

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