RACONTE TES MYTHES, JE TE DIRAI QUI TU ES

RACONTE TES MYTHES, JE TE DIRAI QUI TU ES

Non, l'historien ne doit pas se détourner de ces légendes surprenantes, parfois délirantes, que nous transmettent les auteurs médiévaux. Car ils nous ouvrent les portes de l'imaginaire collectif des sociétés anciennes.

Rien n'est plus beau, rien n'est plus vrai qu'une légende. C'est du moins ce qu'affirment les clercs du Moyen Âge lorsqu'ils couchent par écrit les vies de saints et de saintes. Tous, ils ont mené des vies à la fois exemplaires et étonnantes, émaillées de voyages, de rencontres et de miracles - point de saint sans miracles ! Que ces récits soient vrais, faux ou... un peu arrangés, peu importe. Car, dans l'esprit des clercs, il s'agit de donner au monde de beaux exemples de piété et la preuve sans cesse réitérée que Dieu aime et soutient son peuple. Une « belle histoire [de saint] mérite d'être lue » (historia legenda est, en latin). C'est ainsi qu'est né le terme même de « légende ». Un terme tout à fait respectable et même très sérieux. Toutes les légendes de saint sont d'ailleurs loin d'être fausses et absurdes, et le travail fourni par des hagiographes comme Jacques de Voragine, l'auteur de la Légende dorée, n'a rien de ridicule. Mais ce ne sont ...

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