LE CRÉPUSCULE DE L'ORDRE

LE CRÉPUSCULE DE L'ORDRE

Cet ouvrage sur les templiers n'est sans doute pas « l'ultime » tant le sujet semble inépuisable aussi bien aux historiens qu'aux romanciers. Jean Haechler tient des deux, ce qui n'est pas une garantie de réussite tant l'exercice entre véracité historique et souffle romanesque tient de la gageure sur un sujet aussi rebattu ! Mais le résultat est là : un magnifique roman, lourd d'histoire et vibrant de chair et d'âme.

Juin 1291 : Saint-Jean-d'Acre tombe aux mains des Sarrasins après une résistance héroïque des Templiers, qui se replient à Chypre et tentent de réorganiser l'Ordre et de repenser sa mission dès lors que la Terre sainte leur a échappé. Le nouveau maître, Jacques de Molay, rêve d'une nouvelle croisade et parcourt l'Europe pour convaincre les souverains d'y participer. Plus lucide, Romain de Caron, qui dirige le Secret du Temple, association d'une trentaine de templiers chargés de missions dont le maître ignore tout, est convaincu que seul un pape issu de l'Ordre permettra à celui-ci de conserver intacts ses idéaux et sa puissance.

Mais Boniface VIII est trop engagé dans son combat - plus temporel que spirituel - contre Philippe le Bel pour suivre les conseils que lui prodigue le maréchal Tristan de Laudrana. Principal héros du roman, celui-ci incarne les idéaux chevaleresques des Templiers : la vertu, l'honneur, associés aux voeux de pauvreté, de chasteté, d'obéissance aveugle, de don de soi total à l'Ordre. Mais comment maintenir cet idéal dès lors que les chevaliers sont dispersés en Occident dans des commanderies rurales où les étreignent la nostalgie de l'Orient et le doute sur leur vocation de moines soldats ? L'extraordinaire organisation du Temple, fondée sur un service de renseignement le plus performant d'Europe, grâce à ses galères - les plus rapides de la chrétienté - et à ses réseaux de colombophilie, n'y parviendra pas.

Le Temple est riche, mais d'une richesse qui n'est plus au service d'une mission et que convoite, entre autres, le roi de France. Dès lors, leur perte est consommée, que l'on pressent au fil de ces pages, qui sont autant de pièces de théâtre où l'art du dialogue le dispute à celui de la description, celle de ces temps de massacres, d'ambitions féroces et de cyniques félonies qui ouvrent sur l'un des plus terribles et des plus iniques procès de l'Histoire.

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