TOUTE LA COUR EN CAMPAGNE

TOUTE LA COUR EN CAMPAGNE

Sur les théâtres d'opérations se joue la gloire du jeune roi. Ses proches, son entourage et les peintres officiels de la monarchie campent à l'arrière-front. Bon gré mal gré.

« Si vous êtes contraint de faire la guerre, conseillera le Roi-Soleil à son petit-fils Philippe V d'Espagne, mettez-vous à la tête de vos armées. » Lorsqu'en 1667 il conduit ses troupes vers les places espagnoles des Pays-Bas et allume ainsi les premiers feux de la guerre de Dévolution, destinée à défendre les droits de la reine Marie-Thérèse sur l'héritage des Habsbourg, le jeune Louis XIV n'agit pas sous la contrainte d'une menace étrangère. Tout au contraire, il se glisse avec délectation dans les habits du roi de guerre, qu'il a impatiemment attendu d'endosser en préparant longuement un outil militaire à la hauteur de ses ambitions de conquêtes et de gloire.

Si la réorganisation de l'armée royale et la croissance de ses effectifs sont encore loin d'avoir atteint leur apogée au moment de ce premier grand conflit depuis la paix des Pyrénées, le succès est au rendez-vous, au point que la campagne est souvent décrite comme une promenade militaire. Le bilan des opérations peu ...

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