TRIESTE À PETITE VAPEUR

TRIESTE À PETITE VAPEUR

C'est à l'issue d'un trajet en train que se dévoile l'étonnante cite, rivale de Venise, devenue le principal débouché maritime de l'Empire austro-hongrois jusqu'en 1918.

Donc, ce récit ne débutera pas dans la salle sans âme d'un aéroport, mais sous les fines guipures de fonte de la gare de Lyon. Non pas Venise en point de mire mais Trieste, aux portes de l'Europe centrale, là où « le dernier souffle de l'Italie vient expirer » (Chateaubriand). Et pour remonter le temps à la paresseuse, rien de plus indiqué qu'un train de nuit. L'obscurité pour mieux égrener les kilomètres, une cabine-lit pour rêver, à cette ligne Paris-Venise-Trieste, confidente des écrivains, ligne de fuite des réprouvés et sismographe des conflits européens.

Depuis 1906, le Simplon-Express relie la Ville Lumière à Trieste, en passant par Dijon, Lausanne, Milan et la Sérénissime, grâce au tunnel du Simplon. Son percement infléchit alors la vieille ligne du « roi des trains », l'Orient-Express, qui suivait, depuis son lancement en 1883, le cours du Danube.

Le nouveau parcours met fin au rêve de la Bagdadbahn, improbable voie ferrée jetée entre Berlin e ...

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