Un souverain impopulaire

Un souverain impopulaire

Du peuple aux parlementaires en passant par les ecclésiastiques, chacun a son lot de griefs envers un roi qui a bien conscience que sa cote d'amour n'est pas au beau fixe. Dur... de durer ! Vaille que vaille !

Comment le vainqueur de Marignan, le bâtisseur de Chambord, le fondateur du Collège des lecteurs royaux, ancêtre du Collège de France, comment le père des armes et des lettres pourrait-il être impopulaire, lui qui ne connut pas de révolte importante sous son règne - à l'exception de celles de La Rochelle, de la Saintonge et de l'Angoumois, qui éclatent après une réforme des gabelles en 1542 ?

La question est difficile à poser car, dès les guerres de Religion, les témoins de l'époque ont auréolé le monarque d'une autorité débonnaire qui le distingue de ses successeurs - accusés de pratiquer la tyrannie, avec la Saint-Barthélemy (Charles IX), le favoritisme, avec les mignons (Henri III), et, surtout, d'être impuissants à juguler les troubles civils. À cette idéalisation a posteriori s'ajoute le préjugé contemporain, nourri par le philosophe Habermas, qui nie l'existence d'une opinion publique avant le XVIIIe siècle - une absence qui empêcherait donc de juger le règne de Françoi ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

En kiosque

En kiosque

À ne pas manquer !

En kiosque

Lettre d'information

Inscrivez-vous à notre newsletter