UNE NUIT SUR LE « MONT CHAUVE »

UNE NUIT SUR LE « MONT CHAUVE »

Au XVe siècle, pour nommer ce coteau pelé de la Côte-d'Or qui produit le plus célèbre vin blanc du monde, on disait mont Rachet, « mont chauve ». On ignore si Modeste Moussorgski but une bouteille de montrachet avant d'écrire son poème symphonique inspiré d'une nouvelle de Gogol, qui décrit un sabbat de sorcières. Mais le romantisme échevelé de cette oeuvre colle bien avec les vins du cru, dont les vignes couvrent cette extrémité méridionale de la côte de Meursault qui vient s'abaisser doucement sur la combe de Chassagne. Si le maigre coteau de Montrachet est bien le plus chauve de tous les monts de la Côte-d'Or, le chardonnay y livre des raisins mûris par un feu d'enfer qui semble couver sous ce terroir de rocaille où la terre est si rare que, dit la légende, les vignerons prennent soin de racler leurs chaussures en quittant la vigne. Et pourtant, « renouvelant le prodige de la poule mythique, le Montrachet pond à chaque vendange ses oeufs d'or », écrit Jean-François Bazin ...

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