Vidocq, survivant vitaminé

Vidocq, survivant vitaminé

Dix ans après le dyptique consacré à Jacques Mesrine et récompensé par deux César, Jean-François Richet refait équipe avec Vincent Cassel, qu'il transforme en François Vidocq. Après Claude Brasseur dans les années 1970 et Gérard Depardieu au début des années 2000, respectivement pour le petit et le grand écran, ce nouveau roi de la pègre, moins épique, plus violent, a perdu en romanesque pour gagner en authenticité. Un réalisme conforme aux Mémoires de l'intéressé, parus entre 1828-1829. Avec sa gueule cassée et ses vilaines moues, Vincent Cassel s'impose comme une évidence, même si le vrai voyou devenu flic était corpulent et massif. Brigand solitaire, sans concession, épris de liberté, Vidocq est jalousé par les autres crapules de Paris, remarquablement incarnées par Denis Lavant, Denis Ménochet et Jérôme Pouly, qui se disputent la gestion des bas-fonds de la ville.

Le film de Richet ne porte que sur quelques années de la vie du héros : de son évasion du bagne à son entrée dans la police de Fouché. Dès les premières images, un combat entre hommes donne le ton : fusillades, bastons, duels, rythme haletant et violences extrêmes. Avec une précision minutieuse du détail historique, qui rend la reconstitution fascinante, le réalisateur, passionné de la période qui va de la Révolution à l'Empire, dessine un Paris ultra-réaliste. Vidocq aurait inspiré Jean Valjean à Victor Hugo, Vautrin à Balzac et Chéri-Bibi à Gaston Leroux. L'empereur de Paris dépoussière la légende et offre au célèbre bandit une nouvelle vie.

L'Empereur de Paris, de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel, Patrick Chesnais, August Diehl, 110 min, sortie le 19 décembre.

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